L'Inventaire général du patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître, depuis 1964, les éléments du patrimoine français présentant un intérêt culturel, historique ou scientifique. Conduit par les Régions depuis 2004, cet inventaire est réalisé avec une véritable exigence scientifique et intègre les contextes locaux aux études menées. Ainsi, l'inscription de toponymes vernaculaires dans les dossiers d'inventaire n'est pas rare.
Mais qu'est-ce qu'un toponyme vernaculaire ? Il s'agit d'un nom de lieu ni administratif ni savant, sans caractère officiel, issu de la langue locale ou d'un dialecte. Provenant de particularités géologiques ou naturelles, de traditions ou encore de la mémoire locale, ces noms vernaculaires révèlent les croyances des populations, parfois très anciennes, liées à des événements historiques ou à des récits du passé.
On retrouve ainsi la trace d'anciens noms ou de faits passés : à Vouziers, par exemple, le moulin à farine dit « de la Plume Constant Payer » témoigne d'anciennes activités industrielles, tandis que d'autres appellations évoquent des légendes locales, de « la Femme sans tête », à Sézanne, à la présence de la figure de « la Sorcière », en Alsace. |